Sortie aux lacs des 7 laux

Publié : Le 11 Octobre 2007 à 22:19
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Une petite sortie défrichage, plutôt rude !
Allez, un petit CR pour vous faire partager cette expérience fort enrichissante d'un point de vue vttistique ! Durée : 7h00
- pause casse croute D+/D
- : environ 1300m Eau : 4L Bouffe : une pizza/un sandwich au jambon/ des twix/ un coca au refuge Départ 8h00 de la maison, arrivée 9h00 fond de france, pu... c'est perdu comme coin ! C'est parti pour quelques bornes de route direction pleynet, ca monte bien, je suis presque à l'ombre jusqu'au bout, ce qui me permet de pas trop chauffer. Arrivée à pleynet, deux twix pour la route et je commence à monter par la piste, jusqu'au début du single qui s'annonce plutôt roulant sur la carte (n.b. : j'apprendrai plus tard dans la journée que roulant sur une carte ne l'est pas toujours) Et voila le départ du single, qui est en fait le départ/arrivée du ski de rando l'hiver, vu comme c'est balisé avec de grands poteaux (tout moches d'ailleurs en été)
Ca descend au départ, c'est sympa ca tourne, y'a des marches, et c'est super roulant jusqu'au fond de la vallée ! Je croise le berger, qui répond à mon bonjour en bougonnant, pas grave j'ai même pas peur. L'antre du bougon :
Après ça, ça commence à devenir un peu plus dur, y'a des petits coups de culs, des marches en montée, bref c'est un peu trial, mais ca paaasse... En gros, ca ressemble à ça quand c'est roulant :
Au détour d'un virage, y'a parfois une jolie cascade :
Jusque là, tout va pour le mieux, c'est beaucoup plus roulant que ca à quoi je m'attendais... J'arrive dans une descente, je baisse la selle, et meme la selle en bas c'est chaud ! Cool, c'est de bonne augure pour la suite ! Puis ca repart en roulant, sur un single bien étroit et parfois un peu expo.
Je croise deux randonneuses forts sympathiques, qui se mettent au bord en haut d'une montée "impossible", que je tente en m'explosant le pied en essayant d'aller le plus haut possible grrrr.C'est perdu pour la frime, et en plus, je me suis bien refait mal au pied. Pour la petite histoire, je me suis coincé le pied entre ma pédale et un caillou à haute vitesse à montgenèvre et depuis, j'ai vraiment mal au petit doigt de pied, j'avais eu du mal à courrir ce we là, et vu que j'ai toujours mal au jour d'aujourd'hui, ca doit être cassé, mais y'a rien à y faire à part ne pas forcer dessus (nikel, une sortie avec 500m de portage, parfait pour la rééducation). Et j'arrive enfin aux chalets du gleyzin. Jusque là, ca passe à 90% sur le vélo, donc c'est super rentable. Je suis content, je suis allé vite jusque là et j'ai pas trop forcé. Aux chalets, je rencontre un mec qui me dit que ca monte pas un seul mètre sur le vélo jusqu'en haut. Je me dis qu'il bluffe, même si le passage qui arrive n'a pas l'air roulant.Et ben le pire c'est qu'il avait raison le bougre... En gros, les 150 derniers mètres de déniv ressemblent à ça, et avant c'est un peu mieux (qui a dit c'est pas dur au fond ???)
Je finirai mes 3L d'eau dans cette redoutable montée de 500m de portage, où il est impossible de pousser le vélo, tellement c'est cassant Au moins, je peux prendre le temps d'admirer les crets du poulet en face.
A midi et quart, j'arrive enfin au 1er des 7 lacs : le lac noir :
Et là surprise, le lac est super chouette (pas noir mais presque bleu clair par endroits), mais y'a plein de gros tas de bétons, et même un téléphérique ! Sur ce je me décide à aller voir plus loin, parce que je suis quand même pas monté pour une vue pourrie. Le chemin de liaison est mort roulant, la preuve en images :
J'arrive au lac cottepens qui est collé au lac de la motte. Ils forment le plus gros lac de tous, et la vue là haut est beaucoup plus jolie. On remarquera quand même un nombre de cailloux au mètre carré plutôt élevé, laissant penser qu'il faut être con pour venir ici en vélo.
Après un remplissage d'eau au refuge et une canette de coca (3€, gloups surtout que le mec n'a pas décroché un sourire) Je repars en direction des lacs suivant, par un chemin qui ne roule que par très petites parties, alors que jespérais pouvoir me ballader tranquillement une fois là haut. Le chemin ressemble à ca :
J'arrive enfin au lac de cos, je commence à en avoir marre de pousser, et des nuages pas très sympathiques commencent à arriver, avec la visibilité réduite et une météo qui annoncait des orages en fin de journée, je décide de faire demi tour. Et là je réalise que ce qui n'est pas passé à la montée risque bien de ne pas descendre. Tant pis, j'ai pas trop le choix... Le retour jusqu'au 1er lac se passe pas trop mal, et je décide de passer par le 2ème chemin possible pour la descente, y'avait au moins 100 mètre qui avaient l'air roulant à la descente. Le départ se passe intégralement sur le vélo, jusqu'à un endroit où il y a quatre-cinq épingle taillées dans la roche, bien expo et avec les pneux trempés du ruisseau juste avant. Je passe donc à pied, et puis ensuite ca redevient roulant (enfin, faut le dire vite) Disons que ca conviendrait parfaitement pour une coupe du monde de DH, mais c'est ca qui est bon. En gros, une des traversées les plus roulantes :
Mais si ca paaaasse je vous assure, il y a trois étapes pour réussir : débrancher le cerveau, lacher les freins (avec de la vitesse le vélo ne se bloque pas), et viser tout droit (de toute facon c'est pas possible de tourner) Sur cette photo, on voit un peu d'épingles et le single de la montée au fond :
J'ai déjà avalé 250m de D-, et j'ai du faire maxi 30m à côté du vélo, j'ai pour l'instant choisi la bonne option. Par contre, après ca se corse, et sur 100m de D-, je suis obligé de porter le vélo à la descente (et ca, ca fait vraiment mal au moral d'un descendeur) En gros c'est une descente taillée dans la roche avec des marches de 50cm de long sur 50cm de haut tout le long, bref c'est bien trop chaud. Par contre, la suite n'est que du bonheur, un single privé de cailloux qui m'amène tout droit aux 2 ruisseaux. Arrivé au panneau des 2 ruisseaux, une vue de rêve m'éblouit :
Un chemin truffé de racines, de cailloux et avec des centaines de trajectoires possibles, sur le chemin comme juste à coté, bref le rêve. Je me régale là dedans, ca glisse dans tous les sens à cause de la petite rincée que je me suis pris dans la descente en portage (j'ai juste eu le temps de m'abriter sous un arbre) Il faut préciser que j'adore rouler sur les racines mouillées, ca peut paraitre un peu sadique, mais c'est comme ca j'adore quand le vélo fait un peu ce qu'il veut ! Je double pas mal de piétons, mais y'a la place pour doubler !
Sur la fin, le chemin rétrécit en un single bien technique, toujours plein de racines, mais vraiment ludique ! Les 30 derniers mètres de dénivellé se font sur une grande piste, qui permet de rejoindre la tuture. Une sortie déconseillée aux ames sensible, mais qui est sympa en faisant le tour par pleynet et en ne montant qu'aux 2 ruisseaux.
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